Dans les montagnes cantabriques, Los Machucos porte bien son surnom espagnol de « rampas inhumanas » : un mur qui alterne replats trompeurs et rampes à plus de 25 %, parmi les plus dures jamais gravies par la Vuelta a España.
Une ascension courte mais extrême
Depuis Bustablado, il faut compter 6,8 km pour 625 m de dénivelé, à une moyenne de 9,2 %, mais cette moyenne cache une réalité bien plus rude : des sections à 15-20 %, avec des pointes à 26-28 % par endroits, entrecoupées de brefs replats.
Un habitué récent de la Vuelta a España
Los Machucos n’a été emprunté que deux fois par la Vuelta a España : en 2017, où Alberto Contador s’est imposé au sommet après la disqualification de Stefan Denifl, dans l’une des dernières grandes victoires de sa carrière ; puis en 2019, où le jeune Tadej Pogačar a devancé Primož Roglič sur ces pentes extrêmes.
Comment aborder la sortie
Une cassette à très grand développement est indispensable ici, presque plus qu’ailleurs dans cette liste, tout comme des freins bien réglés pour la descente technique qui suit un profil tout aussi abrupt.
Quand y grimper
De mai à octobre : la route de montagne peut rester délicate après la pluie, un facteur à prendre encore plus au sérieux que d’habitude sur des pentes aussi raides.
Bon à savoir
Le nom local du col, Collau Espina, désigne le point culminant à 921 m ; malgré une altitude modeste, la difficulté de Los Machucos rivalise avec celle de cols bien plus hauts, une réputation forgée uniquement par la pente.