Peu connue en dehors des cercles cyclistes les plus avertis, la Sierra de la Pandera est pourtant l’un des cols les plus redoutés du peloton professionnel : un mur andalou qui a fait souffrir les plus grands noms de la Vuelta a España depuis plus de vingt ans.
Un mur andalou sans répit
Depuis Valdepeñas de Jaén, la route grimpe 13,5 km pour 986 m de dénivelé, à une moyenne de 7,3 %, avec un kilomètre le plus difficile approchant les 12 % dans la partie haute de l’ascension. La route, étroite et sinueuse, serpente à travers les oliveraies puis les pentes rocailleuses de la Sierra Sur de Jaén, offrant très peu de replats pour récupérer sur l’ensemble du parcours.
Un juge de paix de la Vuelta depuis 2002
La Sierra de la Pandera a fait ses débuts dans la Vuelta a España en 2002 et y est revenue à plusieurs reprises depuis, imposant régulièrement sa loi au classement général. Parmi ses vainqueurs figurent Roberto Heras, Alejandro Valverde, Damiano Cunego, Rafal Majka et Richard Carapaz, une liste qui témoigne du niveau d’exigence de cette ascension au cœur de l’Andalousie.
Comment aborder la sortie
Un compact ou un triple plateau est vivement conseillé pour affronter les passages les plus raides sans s’épuiser prématurément. Des gels énergétiques peuvent s’avérer utiles pour tenir la distance, la chaleur andalouse ajoutant à la difficulté du profil dès les mois les plus chauds de l’année.
Quand y grimper
De mars à juin ou de septembre à novembre, les mois d’été pouvant devenir difficiles en raison des fortes chaleurs typiques de l’intérieur de l’Andalousie, où les températures dépassent fréquemment 35 degrés en juillet-août.
Bon à savoir
Jaén, à une trentaine de kilomètres, offre un large choix d’hébergements et un accès pratique à d’autres ascensions moins connues de la Sierra Sur, dans une région où le tourisme cycliste reste encore confidentiel comparé à l’Andalousie côtière.