Peyragudes, altiport niché à cheval sur les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne, doit sa renommée récente au Tour de France : depuis 2017, ses derniers mètres sur la piste d’atterrissage du petit aéroport de montagne en ont fait l’une des arrivées les plus spectaculaires de la Grande Boucle.
Une piste d’atterrissage en guise de ligne d’arrivée
Depuis Loudenvielle, la route grimpe sur 8 km pour environ 624 m de dénivelé, à une moyenne de 7,8 % qui se durcit nettement dans le dernier kilomètre : les 500 derniers mètres, sur la piste même de l’altiport, atteignent jusqu’à 16 % de pente. Popularisé par le tournage du James Bond Demain ne meurt jamais en 1997, cet altiport est devenu vingt ans plus tard un juge de paix du Tour de France, avec des arrivées d’étape en 2017 (victoire de Romain Bardet) puis en 2022, avant d’accueillir un contre-la-montre de montagne inédit en 2025.
Comment aborder la sortie
La régularité du début de la montée peut inciter à rouler à un rythme soutenu, mais il faut impérativement garder des ressources pour l’explosion finale : le dernier kilomètre, sur la piste d’atterrissage exposée au vent, est bien plus dur que ne le laisse penser la moyenne globale de l’ascension. Une cassette avec un grand développement est recommandée pour passer ce mur final sans avoir à mettre pied à terre.
Quand y grimper
De mai à octobre, la station étant avant tout dédiée au ski l’hiver. Juin et septembre restent les mois les plus agréables, avec une route dégagée de neige et une fréquentation modérée en dehors du passage du Tour de France.
Bon à savoir
Loudenvielle, au bord du lac de Génos-Loudenvielle, offre un choix d’hébergements confortable et un accès direct à d’autres grands cols du Luchonnais, notamment le Col de Peyresourde tout proche, pour prolonger un séjour dans les Pyrénées.