Au-dessus de Villard-sur-Doron, le Signal de Bisanne compte parmi les ascensions les plus redoutées des Alpes françaises : 11,6 km à 8,9% de moyenne, avec des passages à 20% qui n’ont rien à envier aux plus célèbres murs italiens.
Une pente qui frôle les 20%
Depuis la vallée du Doron, la route grimpe sans transition à travers prairies et hameaux d’alpage, la pente se durcissant progressivement jusqu’à des passages à 20% dans le secteur des Saisies-dessus. Aucun replat ne vient soulager l’effort sur l’ensemble de l’ascension, ce qui impose une gestion très prudente du rythme dès les premiers hectomètres.
Une entrée fracassante dans l’histoire du Tour
Longtemps réservé aux cyclotouristes locaux, le Signal de Bisanne a fait une entrée remarquée dans le Tour de France en 2016, où Romain Bardet s’est imposé au sommet du Beaufortain lors d’une étape restée dans les mémoires. Cette apparition a définitivement installé la réputation de terreur de cette ascension auprès du peloton professionnel.
Comment aborder la montée
Une cassette à très grand développement est indispensable pour ne pas s’épuiser dans les passages les plus raides, tandis qu’un compteur affichant la pente en temps réel aide à doser l’effort sur une ascension où la pente varie constamment.
Quand y grimper
De mai à octobre, l’altitude et l’exposition du sommet rendant la route peu praticable en dehors de cette période.
Bon à savoir
Beaufort, célèbre pour son fromage d’alpage, et Villard-sur-Doron offrent des hébergements typiques du Beaufortain, parfaits pour combiner l’ascension avec la découverte des alpages environnants.