Dominant Sarajevo au sud-est, le mont Trebević a marqué l’histoire de la ville à deux reprises : comme site olympique en 1984, puis comme position de siège pendant la guerre des années 1990. La route qui y grimpe aujourd’hui offre un condensé de cette mémoire tourmentée, entre forêt et panorama sur la capitale.
L’ascension
Depuis le centre historique de Sarajevo, près du pont Latin, la route grimpe sur environ 10 km jusqu’aux abords du sommet, pour environ 500 m de dénivelé à une pente modérée autour de 5%. Le tracé traverse une forêt dense avant de déboucher sur la piste de bobsleigh abandonnée des Jeux olympiques d’hiver de 1984, aujourd’hui recouverte de graffitis colorés.
Comment aborder la sortie
La montée, sans difficulté technique majeure, reste accessible à un cycliste modérément entraîné. Un téléphérique reliant la vieille ville au sommet de Trebević, rouvert en 2018, offre une alternative pour la descente ou pour combiner vélo et marche.
Quand y aller
D’avril à octobre, la forêt offrant une ombre bienvenue en été. L’automne, avec ses couleurs sur les pentes boisées, est une période particulièrement appréciée des cyclistes locaux.
Bon à savoir
Sarajevo, ville riche en histoire entre héritage ottoman, austro-hongrois et cicatrices récentes du siège, propose tous les services avant le départ. Au sommet, le point de vue sur la ville et la vallée de la Miljacka, ainsi que la piste de bobsleigh, méritent une visite avant de redescendre par la route ou le téléphérique.