À quelques kilomètres d’Oudenaarde, le Koppenberg concentre en 600 mètres de pavés tout ce qui fait la légende des Ardennes flamandes : une pente brutale, un revêtement irrégulier et un chemin si étroit qu’il a forgé sa réputation de mur le plus redouté du Tour des Flandres.
Un mur pavé d’à peine 600 mètres
Depuis le hameau de Melden, la route grimpe sur 600 m pour 70 m de dénivelé, à une moyenne de 11,6% qui grimpe jusqu’à 22% dans le passage le plus raide, entre deux rangées d’arbres qui plongent le chemin dans l’ombre et l’humidité une bonne partie de l’année. Les pavés, bombés et espacés de façon irrégulière, rendent la recherche d’adhérence aussi importante que la puissance dans les jambes.
Un symbole du Tour des Flandres
Intégré au parcours du Tour des Flandres depuis 1976, le Koppenberg a connu plusieurs éditions mouvementées, chutes en série et bouchons dans le peloton compris, au point d’être retiré puis réintégré au tracé à plusieurs reprises. L’incident de 1987, où Jesper Skibby a vu son vélo écrasé par une voiture de course alors qu’il était tombé au milieu du mur, reste l’un des épisodes les plus commentés de l’histoire de la course.
Comment aborder la montée
Une cassette à grand développement et des pneus un peu plus larges que sur route lisse aident à garder de la traction sur les pavés bombés. Mieux vaut aussi viser une trajectoire au centre de la chaussée, où les pavés sont généralement les mieux alignés, plutôt que sur les bas-côtés où l’irrégularité du pavage est la plus marquée.
Quand y grimper
De mars à octobre : les pavés deviennent particulièrement glissants par temps de pluie ou de gel, et l’ombre du chemin retient l’humidité plus longtemps qu’ailleurs dans la région.
Bon à savoir
Oudenaarde, à quelques minutes en voiture, sert de base logistique idéale pour combiner le Koppenberg avec d’autres monts emblématiques des Ardennes flamandes comme le Kapelmuur ou le Paterberg, dans une même sortie à la journée.